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PETITE MAISON 3 VARIANTES

Cette maison individuelle d’une surface habitable d’environ 90 m² se caractérise par une partie centrale sur deux niveaux avec toit à deux pans, reliée d’un côté à un garage à toiture plate végétalisée et de l’autre côté à une partie d’un seul niveau coiffée d’une toiture terrasse communiquant avec l’étage de la partie centrale. Les trois variantes proposées diffèrent aussi bien par l’aménagement intérieur que par l’aspect extérieur, tout en offrant le même nombre de pièces, dont un séjour cuisine avec poêle à bois, trois chambres et deux salles de bains. Les baies coulissantes, qui optimisent l’apport de lumière naturelle, s’ouvrent sur de larges terrasses. Cette petite maison pourrait trouver sa place sur un terrain d’environ 500 m².
book de 112 pages avec trois variantes d’une même maison
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couverture et résumé de ce book
le sommaire
les caractéristiques techniques et son environnement
maquette, livre et esquisses
perspectives
esquisses et croquis
couverture du book

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Esquisses et Croquis d’architecture – volume 3

page sommaire du livre

Esquisses et croquis restent omniprésents dans les différentes phases d’une mission complète d’architecte. Ils prennent racine dans le processus de recherche créative,dans l’élaboration du concept de base au travers d’une réflexion libérée entre la mainet la pensée.

Les esquisses sont la phrase première d’une mission d’architecte. Elles lui permettent de rendre visible le projet. Il va par ce biais communiquer ses idées et leurs concepts à ses clients, les maîtres d’ouvrage. Qu’il s’agisse de plans, d’élévations, de coupes, de perspectives, d’ambiances intérieures, tout peut donner lieu à des esquisses. Les croquis, quant à eux, réduisent le projet à ses traits essentiels. Ils sont le plus souvent des croquis d’intention, qui se détachent de la notion d’échelle tout en conservant un certain réalisme dans les proportions. Leur message est essentiellement dirigé vers le concept global du projet. Ils peuvent aussi servir à expliquer des détails techniques, aussi bien dans la phase d’étude qu’en cours de chantier.

Ce livre présente les esquisses et croquis réalisés pour dix projets de naturesdifférentes (rénovations diverses, requalification d’un centre village, constructions surterrains en pente, réunion d’appartements, transformation, aménagements extérieurs et intérieurs).

L’AUTEUR

Alain Rouschmeyer, architecte, architecte d’intérieur et designer, travaille depuis plus de trente ans sur les diverses tendances de l’habitat, intégrant les nouveaux concepts d’organisation, d’optimisation et de partage des différents lieux de vie.

en vente sur amazon : version Kindleversion Broché

Esquisses et Croquis d’architecture – volume 2

Esquisses et croquis restent omniprésents dans les différentes phases d’une mission complète d’architecte. Ils prennent racine dans le processus de recherche créative,dans l’élaboration du concept de base au travers d’une réflexion libérée entre la mainet la pensée.

Les esquisses sont la phrase première d’une mission d’architecte. Elles lui permettent de rendre visible le projet. Il va par ce biais communiquer ses idées et leurs concepts à ses clients, les maîtres d’ouvrage. Qu’il s’agisse de plans, d’élévations, de coupes, de perspectives, d’ambiances intérieures, tout peut donner lieu à des esquisses. Les croquis, quant à eux, réduisent le projet à ses traits essentiels. Ils sont le plus souvent des croquis d’intention, qui se détachent de la notion d’échelle tout en conservant un certain réalisme dans les proportions. Leur message est essentiellement dirigé vers le concept global du projet. Ils peuvent aussi servir à expliquer des détails techniques, aussi bien dans la phase d’étude qu’en cours de chantier.

Ce livre présente les esquisses et croquis réalisés pour dix projets de naturesdifférentes (rénovations, réhabilitation, reconfiguration, aménagement, surélévations,transformation, construction, extension).

L’AUTEUR

Alain Rouschmeyer, architecte, architecte d’intérieur et designer, travaille depuis plus de trente ans sur les diverses tendances de l’habitat, intégrant les nouveaux concepts d’organisation, d’optimisation et de partage des différents lieux de vie.

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page du sommaire

Esquisses et Croquis d’architecture – volume 1

Esquisses et croquis restent omniprésents dans les différentes phases d’une mission complète d’architecte. Ils prennent racine dans le processus de recherche créative,dans l’élaboration du concept de base au travers d’une réflexion libérée entre la main et la pensée.

Les esquisses sont la phrase première d’une mission d’architecte. Elles lui permettent de rendre visible le projet. Il va par ce biais communiquer ses idées et leurs concepts à ses clients, les maîtres d’ouvrage. Qu’il s’agisse de plans, d’élévations, de coupes, de perspectives, d’ambiances intérieures, tout peut donner lieu à des esquisses. Les croquis, quant à eux, réduisent le projet à ses traits essentiels. Ils sont le plus souvent des croquis d’intention, qui se détachent de la notion d’échelle tout en conservant un certain réalisme dans les proportions. Leur message est essentiellement dirigé vers le concept global du projet. Ils peuvent aussi servir à expliquer des détails techniques, aussi bien dans la phase d’étude qu’en cours de chantier.

Ce livre présente les esquisses et croquis réalisés pour dix projets de natures différentes (réhabilitations, rénovations, agrandissement, aménagements, réorganisation, construction, extension).

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Cabane Hugo

Cabane HUGO
couverture du book « cabane Hugo »

La cabane HUGO est un refuge de 2,44 m x 2,44 m avec une hauteur hors tout de 2,10 m. « Voir sans être vu » pourrait être son slogan. Cette cabane de forme cubique est composée de 4 palettes de transport de 1,20 m x 1,00 m et d’un habillage enveloppant en bois ligné de 40 x 40 mm ajouré de 26 mm. La toiture plate en zinc se positionne soit en pointe de diamant inversée pour récupérer les eaux pluviales en partie centrale, soit en deux parties triangulaires pour une récupération en angle. La périphérie de la toiture en zinc fait office de couvertine pour le bois ligné.

Avec un aspect qui rappelle certains kiosques à journaux, cette cabane d’un volume généreux permet d’accueillir plusieurs enfants qui sauront s’approprier les lieux en laissant libre cours à leur imagination.

La disposition décalée des palettes disposées sur une fine couche de graviers permet d’obtenir en partie centrale un espace libre de 20 cm x 20 cm qui va permettre l’évacuation voire la récupération de l’eau de pluie et définir avec précision l’emplacement de la cabane. Si l’on préfère l’autre version du toit, la récupération se fera en angle (voir page 50).

002 - CABANE HUGO - VF - Image blanche

La structure globale est en potelets bois de 80 x 80 mm en assemblage mécanique ou traditionnel. L’enveloppe en bois ligné est composée de tasseaux de section 40 x 40 mm avec un espace intercalaire de 26 mm, ce qui rythme les différentes faces de cette cabane et permet de créer cette sensation de transparence incontrôlée permettant de voir sans être vu.

L’entrée se fait par un bloc de béton qui peut être un banc, un coffre, une poutre… C’est l’élément qui sert aussi à s’assoir ou à s’allonger devant sa cabane et « filtrer » l’accès. 

Un encadrement-auvent coiffe le passage d’entrée pour mieux permettre de jeter un regard sur les alentours. Deux volets en bois ligné s’articulent sur des consoles métalliques repliables et permettent d’avoir une vue dégagée sur la partie souhaitée du jardin.

L’aménagement intérieur comprend à gauche en entrant un long coffre divisé en trois parties et qui peut servir de banquette pour s’allonger. En dessous des deux ouvertures, un long plan de travail permet de s’assoir et de dessiner ou tout simplement observer la nature environnante, ou encore baisser les volets et observer au travers des parties ajourées.

Deux tabourets en bois permettent de prendre place face à ces ouvertures et de refaire le monde avec complicité.

De forme simple avec peu d’ouvertures, cette cabane peut être positionnée de différentes manières: adossée à un mur, accolée à une annexe, ou sur un terrain libre… Les deux faces borgnes de cette cabane renforcent la sobriété de l’ensemble et lui permettent de conserver l’attrait abri/refuge tout en conservant la vision sur l’extérieur au travers des verticales ajourées.

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Un projet ? 4 phases préparatoires à ne pas négliger.

Dans le cadre d’un projet immobilier, les questions fusent de toutes parts et bien souvent il est difficile d’y mettre un ordre ou une hiérarchisation des priorités. L’enthousiasme qui peut entourer ce projet peut parfois créer une sensation d’euphorie ou de rêverie qui va neutraliser les possibilités d’analyses pertinentes auxquelles il serait nécessaire de s’attacher.

Ces analyses sont indispensables, car un projet immobilier nécessite une organisation préparatoire qui puisse permettre de faire le plus rapidement possible une synthèse des envies, des besoins et des possibilités.

Le présent article s’articule sur un projet de rénovation d’une maison existante ou un projet de construction. Je ne parlerai pas ici de l’acquisition ou de la rénovation d’un appartement ancien car ce sujet est quelque peu différent et prend en compte des paramètres qui lui sont propres, tels que la notion très importante de copropriété, qui interagit différemment avec l’impact sur les travaux.

Une bonne analyse préparatoire permet d’économiser du temps, de l’énergie et de nombreuses désillusions. Bien souvent, le fait de partir en recherche tous azimuts crée vite une sensation d’abondance d’informations, mais celles-ci ne répondent pas forcément aux objectifs réels du projet, ce qui peut entraîner à la fois de mauvais choix, des débordements budgétaires et des orientations contradictoires. Au fil de mon expérience d’architecte, j’ai pu à de nombreuses reprises constater à quel point peu de projets sont parfaitement maîtrisés dans l’aspect numéro un qui est le cahier des charges. Ce dernier doit répondre en tous points aux caractéristiques personnelles de chacun, qui sont en étroite liaison avec le mode de vie, les aspirations professionnelles, les loisirs, la qualité de l’environnement et les perspectives évolutives.

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Dans l’objectif de mener à bien un projet immobilier, qu’il s’agisse d’une construction ou d’une rénovation, l’une comme l’autre ne pourra pas s’affranchir d’une réflexion qui s’articule autour des quatre axes listés et évoqués ci-dessous.

1- L’élaboration du cahier des charges

Le cahier des charges est un élément primordial et permet de cerner avec objectivité les limites et les aspirations d’un projet. Ce cahier des charges va déterminer les différents axes primordiaux pour pouvoir s’affiner au fur et à mesure et permettre ainsi de se concentrer sur l’image du produit recherché, qui devra répondre aux différentes attentes et possibilités dont chacun peut disposer.

Construction ou rénovation ?

La règle première est de savoir si l’on s’oriente plus sur une construction ou sur une rénovation. Il faudra cerner les avantages et inconvénients de l’une et de l’autre dans le cadre de nos territoires actuels, en tenant compte des paramètres à la fois réglementaires, budgétaires et temporels, tout en essayant d’être le plus possible en harmonie avec ses goûts personnels. Aujourd’hui et plus que jamais, les contraintes thermiques liées aux obligations réglementaires mettent en avant le choix de construire, car tout simplement la totalité des éléments de la construction sont alors préalablement étudiés et intégrés à la nouvelle construction, et de ce fait apportent un aspect budgétaire global qui prend en compte les différents facteurs de la construction. La rénovation devra, quant à elle, s’orienter vers une démarche qui va nécessiter une analyse approfondie du bâti concerné pour pouvoir déterminer les meilleures interventions nécessaires pour pouvoir se rapprocher qualitativement de la construction. Cette analyse va également reposer sur la nature du bâtiment à rénover, car entre rénover un ancien corps de ferme ou grange et une maison pavillonnaire des années 70, le degré de rénovation et l’implication thermique ne seront pas les mêmes et par conséquent le coût budgétaire sera également différent.

L’avantage peut s’avérer plus flagrant dans la construction et répondre à une meilleure adéquation budgétaire. Une rénovation qualitative entraîne de manière régulière un surcoût de l’ordre de 15% par rapport à la construction, mais elle peut apporter une dimension non négligeable si vos aspirations tendent vers le charme de l’ancien et du patrimoine.

La construction avec une position de leader en termes budgétaires doit malgré tout ne pas s’affranchir d’un aspect primordial qui est la réglementation locale (POS, PLU, PLUI…) . Cette réglementation locale peut très souvent apporter une certaine désillusion quant au rêve d’une maison très contemporaine et cet élément est très variable selon la localité et la région concernée.

Dans une rénovation, cet aspect réglementaire va prendre de l’importance dès lors qu’on souhaite intervenir sur l’aspect extérieur de la bâtisse (modification d’ouvertures, extension, surélévation, annexes…).

Quelle durée de travaux ?

D’un point de vue temporel, la construction comme la rénovation peuvent avoir la même durée en termes de travaux si l’on se base sur une comparaison établie avec une rénovation dite « lourde », autrement dit une rénovation qui consiste à ne garder que la structure principale (murs et toiture). Ce type de rénovation touche essentiellement une certaine catégorie de bâtiments tels que grange, bergerie, corps de ferme, ancienne station service, vieux cinéma, vieille usine… Bien souvent certaines rénovations nécessitent un changement d’affectation au travers des autorisations administratives pour permettre de passer d’un régime d’exploitation à un régime d’habitabilité et de reconnaissance foncière.

Dans certains cas, des rénovations plus légères peuvent permettre d’intégrer les lieux plus rapidement et de ce fait créer une transition plus rapide entre les lieux occupés et la future propriété. Parfois il est même possible d’envisager d’occuper partiellement une zone du bâtiment durant les travaux, à condition qu’il existe une entrée indépendante de la partie concernée par les travaux et que cette dernière soit séparée physiquement de la partie habitée, afin de ne pas déroger à certaines règles liées à l’assurance dommages-ouvrage.

Le mode constructif ou le type de rénovation entraînent tous deux une incidence sur la durée des travaux. Pour exemple, la construction en ossature bois nécessitera des travaux d’une durée plus ou moins longue selon le choix retenu dans le principe constructif et par conséquent l’incidence sur le coût des travaux sera différente. En rénovation, ce choix aura une moindre incidence étant donné qu’il relèvera d’office d’un principe constructif plus classique car en adéquation avec le bâti existant.

La localisation ?

Il est important de géolocaliser son projet et de pouvoir définir dans le cadre de celui-ci les contraintes et l’environnement que l’on est en mesure d’accepter. Ce travail est tout particulièrement nécessaire lorsqu’on envisage la construction et qu’on s’oriente sur le choix d’un terrain. Le terrain plat est très souvent considéré comme idéal, cependant un terrain en pente peut parfaitement convenir et permettre d’envisager un projet qui puisse apporter de grandes satisfactions, sans pour autant nécessiter d’énormes travaux de terrassement. L’avantage du terrain en pente est bien souvent son prix d’acquisition attractif. Cette même remarque s’applique également aux terrains qui disposent de caractéristiques particulières (ruisseau en travers du terrain, abondance d’arbres, zone humide,…). Faire appel à un architecte permet alors d’entrevoir des solutions adaptées à la morphologie du terrain et personnaliser ainsi son projet. Il est toutefois vivement conseillé avant acquisition de consulter ce professionnel afin d’obtenir une analyse préalable du bien, par exemple au moyen d’une visite consultative.

Les espaces nécessaires ?

Dans ce domaine, il est très important de bien analyser son mode de vie, ses besoins, ses rythmes  de vie, ses occupations, ses usages afin de pouvoir définir avec précision l’organisation des espaces intérieurs qui vont soit définir le plan de construction, soit orienter la nature de la rénovation.

La profession, le rythme de travail, les loisirs, le nombre d’occupants, le type de relation entre les occupants, l’imbrication des espaces pour chacun, le mode d’usage global, les mobilités de chacun vont interagir dans l’organisation et l’optimisation des surfaces à étudier.

Lorsqu’on travaille de manière approfondie sur le listing des surfaces souhaitées, on peut parfois s’apercevoir qu’un travail d’optimisation peut permette d’obtenir des usages différents et surtout de créer une polyvalence de certaines zones selon les cycles de la journée ou des saisons et ainsi entrevoir une forme d’économie du mode constructif à envisager.

2- Le budget engagé: vérifier ses possibilités

Dans le cadre d’un projet immobilier et selon l’orientation de ce dernier, l’approche budgétaire est variable et va dépendre en grande partie de son orientation principale. Dans le mode constructif on va devoir séparer l’acquisition du terrain de la partie construction, ce qui n’apparaît pas dans le cadre d’une rénovation puisque le terrain fait partie intégrante de cette appropriation.

Construire sa maison implique de faire un choix, celui du mode constructif qui soit le plus adapté à ses aspirations tout en conservant la technicité appropriée face à la réglementation thermique en vigueur. A ce jour, les modes constructifs sont nombreux et chaque grande famille de procédés constructifs présente des possibilités différentes. La maison traditionnelle dispose actuellement de nombreux procédés (parpaing, brique, béton cellulaire…), l’ossature bois connaît également une multitude de procédés (poteaux-poutres, KLH, briques bois…) ainsi que l’ossature métallique. L’architecte sera face à cet éventail de possibilités un excellent conseiller qui saura mettre en évidence la technicité à utiliser face à la localisation, à vos attentes et saura adapter le meilleur compromis dans le cadre de votre projet.

Bien évidemment, le premier organisme à contacter est votre interlocuteur bancaire afin de pouvoir déterminer avec lui vos capacités budgétaires. Suite à cela, il sera nécessaire de déterminer si vous souhaitez vous orienter sur une solution « accompagnée » ou sur une solution d’auto-construction. Préalablement et selon la surface du projet envisagé, il sera nécessaire de savoir, dans le cadre des autorisations administratives, si le projet doit faire appel à la présence d’un architecte. En effet, si le projet excède 150 m², le permis de construire devra être fait par un architecte.

Selon l’orientation retenue, pour une surface inférieure à 150 m², vous pourrez garder une totale indépendance, produire vous-mêmes le permis de construire et gérer de manière autonome vos travaux. Pour une surface supérieure à ce seuil de 150 m², vous serez tenus de déposer en mairie un permis de construire fait par un architecte inscrit au Conseil National de l’Ordre des Architectes. Vous pouvez bien sûr missionner l’architecte pour une mission de permis de construire, mais également pour une mission complète qui va intégrer la gestion complète de vos travaux.

Dans tous les cas, un architecte peut, dans le cadre d’une mission de base telle qu’une visite consultative, déterminer avec vous une estimation de votre projet. Cette mission vous permettra ainsi de disposer d’un document qui sera en quelque sorte l’ADN de votre projet et vous permettra de négocier un emprunt auprès d’un organisme financier qui pourra s’appuyer sur l’estimation projet établie par l’architecte.

3- Le choix du professionnel qui va vous accompagner

Que votre choix se porte sur une construction neuve ou sur la rénovation d’un bâtiment existant, il est vivement conseillé de se faire accompagner par un professionnel. L’architecte est le professionnel qui va dans tous les cas savoir vous guider et vous conseiller pour trouver la meilleure solution face à vos attentes. Du conseil jusqu’à la gestion et la direction des travaux, il est là pour vous accompagner et être à votre écoute.

Le choix de ce professionnel est variable selon différents critères qui vont être très personnels, selon les attentes que vous avez vis-à-vis de lui, des objectifs que vous souhaitez atteindre, de sa disponibilité et également du point de vue partagé sur le sens du projet.

L’architecte a un devoir de conseil en apportant ses connaissances techniques, sa créativité et son expérience. La mission complète d’un architecte se décompose en plusieurs phases regroupées en deux temps : le temps lié à la conception qui comporte le dépôt du permis de construire, le temps lié à la maîtrise d’oeuvre et donc au suivi des travaux jusqu’à la réception.

Un architecte peut bien évidemment n’avoir qu’une mission partielle qui sera à déterminer avec lui en fonction de vos besoins et de vos attentes. Le temps d’étude comporte un avancement programmé à la fois des plans et de l’impact budgétaire pour permettre de finaliser par le dépôt du permis et le démarrage des appels d’offres en vue des travaux.

4- La transparence et ses implications naturelles

Dès lors qu’on entreprend un projet, ce dernier va nécessiter de prendre des contacts et d’exposer ses attentes, ses aspirations, ses contraintes et tous les éléments qui touchent de près ou de loin la nature du projet. Dès lors qu’on procède au choix de se faire accompagner, il est très important de bien gérer la présentation de son dossier. J’entends par là la nécessité de révéler un certains nombre d’éléments qui puissent permettre un travail qui soit à la hauteur de vos attentes.

J’évoque là une partie importante de la relation que vous allez établir avec l’architecte que vous avez en face de vous. N’oubliez pas que si vous confiez une mission complète à un architecte, vous allez devoir entamer un travail d’équipe avec lui qui va durer aisément une année. Si d’emblée vous ne maîtrisez pas le cahier des charges de votre projet, vous allez de ce fait créer un déséquilibre et vous allez percevoir le travail de l’architecte comme un travail inachevé ne répondant pas à vos attentes conscientes ou inconscientes. Vous aurez le sentiment de n’avoir pas été compris, ce qui va de manière indéniable créer une sensation d’inachevé.

Il est très important de communiquer avec transparence et sincérité sur la nature du projet envisagé et cela quelque soit le degré d’attachement personnel à votre projet. Un projet réussi est un projet qui a du sens et qui en a d’autant plus à vos yeux puisque c’est celui que vous allez vivre au quotidien.

Il est indéniable que la transparence et la sincérité exprimées dès les premiers contacts concernant votre projet vont contribuer à une dimension de confiance qui sera présente à chaque étape ou phase du projet et permettre ainsi de valoriser le travail finalisé.

Cabane Inès

couverture du book « cabane Inès »

Le premier mètre carré… un symbole tout en poésie d’une architecture qui prend place dans l’univers de l’enfant.

La cabane INES est un refuge de 1 m x 1 m à l’image d’une petite guérite ou de ces cabines en bois décolorées de certains bords de mer. Perchée sur une structure pilotis, elle devient, en ouvrant les portes, une estrade sur laquelle on peut s’asseoir pour parcourir un livre ou observer les alentours.

Sa hauteur confortable avec un faîtage à 2 m 13 permet aux enfants de se tenir debout jusqu’à un âge avancé. Elle comporte un volet coulissant en bois ajouré, identique aux deux battants asymétriques de la porte principale. Son espace intérieur comprend un coffre à jouets qui fait office de banc et permet ainsi de se placer côte à côte pour une plus grande complicité.

La structure porteuse de cette cabane est conçue sur une ossature en potelet bois de mélèze de section 5 x 5 cm, suivant la représentation visible en page 26 et qui présente les différentes phases de montage. L’habillage de la structure peut se faire en planche de mélèze de 20 mm ou encore en panneau de lamé de 20 mm.

L’étanchéité de ce petit refuge sera réalisée en métal corten ou en zinc naturel qui va habiller la forme symbolique de l’ensemble, visible en point 2 de la page 26. Prévoir ensuite la mise en place des deux rails coulisses pour le volet en bois ajouré et finaliser en posant le volet et les deux battants asymétriques de la porte principale.

L’aspect extérieur de ce petit refuge peut être envisagé de plusieurs manières et reste libre et au goût de chacun. La version basique et intemporelle sera sans doute en bois de mélèze qu’on laissera griser au fil du temps, avec une couverture en corten ou en zinc naturel gris. Il est bien sûr possible d’envisager des déclinaisons plus ludiques, soit par des choix de peintures colorées, soit par une couverture avec un habillage en moquette gazon. Bien évidemment, si le choix se porte sur ce matériau, il sera nécessaire d’étanchéifier préalablement la base bois du dessous.

Pour diverses raisons, cette cabane peut être envisagée avec un ancrage au sol qui va permettre de sécuriser l’ensemble. Vous trouverez en pages 37 et 39 deux concepts de fixation: un ancrage permanent qui consiste à noyer les 4 potelets supports dans un bloc béton, et un ancrage mobile qui permet de déplacer la cabane pour un éventuel hivernage.

Cette cabane peut également se doter d’une base sous forme de caisson à lester pour permettre un ancrage totalement amovible et qui peut s’orienter sur trois concepts différents, visibles en pages 40 et 41: la base droite, la base conique et la base marche. Ces trois variantes permettent d’accueillir les 4 potelets pilotis et ainsi donner une assise différente à la CABANE INES.

De par sa sobriété et sa simplicité, cette cabane va pouvoir s’intégrer dans n’importe quel jardin de maison et constituer ainsi un refuge idéal pour les jeunes enfants comme pour les plus âgés.

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La visite consultative

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Petites explications préalables

Au fil de notre activité d’architecte, nous nous sommes rendu compte que bon nombre de personnes, ignoraient les pratiques de notre métier. Face à un projet de construction ou de rénovation, les maîtres d’ouvrage sont souvent dépourvus et ignorent les nuances existant entre les différents métiers de la maîtrise d’oeuvre en bâtiment .… Bien que ces métiers apparaissent régulièrement au cours de discussions et que chacun pense en connaître la définition, il existe cependant un gros flou dès lors qu’un projet devient réel et qu’il est nécessaire de faire le choix d’un professionnel qui va correspondre à ses attentes.

Les différents acteurs qui peuvent répondre à un projet de rénovation ou de construction sont les architectes, les architectes d’intérieur et les maîtres d’oeuvre. Lorsque je décline cette liste, le terme de maitre d’oeuvre définit une profession, mais dans le langage courant du bâtiment « maitre d’oeuvre » est la personne ou organisme qui dirige et organise la construction d’un chantier, ce qui signifie qu’un architecte ou un architecte d’intérieur sont également des maitres d’oeuvre dès lors que ces derniers intègrent dans leur mission la conduite et l’organisation du chantier. Il est courant de constater que certains architectes ou certains architectes d’intérieur ne prennent en charge que la partie étude et conception.

Initialement, un architecte ou un architecte d’intérieur proposait dans le cadre de ses prestations à la fois la partie étude et conception et les différentes phases de suivi de travaux. Depuis quelques années déjà, certains professionnels de ces deux secteurs se sont spécialisés dans la conception et ont laissé la place à une profession plutôt récente de maître d’oeuvre en tant que professionnel, autrement dit une personne ou un organisme qui prend le relais de la partie conception et qui va donc suivre la mise en oeuvre.

Le maitre d’ouvrage, quant à lui, est toujours l’initiateur du projet ou autrement dit le client.

Sur un plan réglementaire

Le choix du partenaire de votre projet sera différent selon le projet envisagé, selon la nature du projet, selon vos propres compétences et selon vos intentions.

Architecte: les prestations d’un architecte concernent la construction neuve ou la rénovation complète d’un bien immobilier et son intervention est indispensable dès lors que la surface globale bâtie est supérieure à 150 m². Si une rénovation comporte une modification importante extérieure ou encore dans le cas d’une extension qui s’accole à un bâti existant dont la surface globale (extension + existant) est supérieure à 150 m², le passage par l’architecte est obligatoire. Le PC (Permis de construire) devra être validé par un architecte inscrit à l’Ordre.

Ses missions peuvent être variées: simple consultation, étude de faisabilité, mission de permis de construire, mission de permis de construire avec appels d’offres entreprises et mission complète avec suivi des travaux jusqu’à la réception complète.

Certains architectes travaillent en partenariat avec des maitres d’oeuvre. Ce type de partenariat définit l’architecte comme maitre d’oeuvre conception jusqu’à l’appel d’offres entreprise et définit le maître d’oeuvre comme responsable travaux jusqu’à la réception avec un rôle de vérificateur.

Architecte d’intérieur: les prestations de l’architecte d’intérieur se situent bien évidemment dans un cadre plus limité qui consiste à étudier, concevoir et suivre les travaux d’une mission d’aménagement intérieur, d’optimisation d’espace et de réorganisation des espaces intérieurs.

Dès lors que les travaux ont une incidence sur la création de surfaces et que cette surface supplémentaire est supérieure à 40 m², le recours à l’architecte sera nécessaire si la surface globale est supérieure à 150 m². Exemple: si à une maison existante de 100 m² s’adjoint une surface de 40 m² complémentaire, le recours à l’architecte ne sera pas nécessaire et l’architecte d’intérieur pourra réaliser la mission à lui seul.

Maître d’oeuvre: les prestations du maitre d’oeuvre s’attachent à mettre en oeuvre une idée ou une orientation de projet déjà définie soit par un architecte ou un architecte d’intérieur soit par le maitre d’ouvrage lui-même. Le maitre d’oeuvre est également lié à la restriction de surface, car si le projet excède les fameux 150 m² et que dans le cadre du projet un permis de construire est nécessaire, ce dernier devra faire appel aux compétences d’un architecte inscrit à l’Ordre pour l’obtention de cette autorisation administrative.

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La prestation de visite consultative

Cette prestation est une mission courte que nous avons mise au point et qui permet au travers d’un premier contact avec le maître d’ouvrage et de la visite du bien concerné d’établir un rapport qui définit les différents paramètres du projet envisagé. Ce rapport prend en compte l’état du bien existant (terrain, bâtiment, maison, ancien corps de ferme…) tel que ce dernier apparait lors de notre visite, afin de décrire le points forts et les points faibles qui sont à prendre en compte dans le cadre du projet.

Notre entrevue prend également en compte le cahier des charges des maitres d’ouvrage afin de pouvoir établir la faisabilité en adéquation avec les lieux et le budget envisagé. Toutefois lorsque le budget ne correspond pas ou n’autorise pas la totalité des travaux envisagés, il est parfois intéressant d’étudier la possibilité de travaux par tranches avec une réalisation qui s’échelonne dans le temps au travers d’une étude programmée des priorités et en définissant des usages par zones. Suite à cette première rencontre, nous travaillons en agence pour rédiger le rapport de visite qui va comporter sept chapitres:

1-Description du bien concerné

2-Nature des travaux envisagés

3-Faisabilité et propositions (description)

4-Estimation des travaux et décomposition par lots

5-Mision de l’architecte et honoraires

6-Planning envisagé étude et travaux

7-Documents récapitulatifs (pièces annexes)

Dans la description du bien concerné, une description complète du lieu est faite selon les observations réalisées lors de la visite. Cette description prend en compte la totalité des éléments qui composent le bien et qui se situent dans la parcelle concernée ainsi que les éléments principaux qui peuvent avoir une incidence matérielle ou administrative dans le cadre du futur projet. Les différents éléments qui composent les réglementations locales sont étudiés et les caractéristiques principales ou les plus contraignantes sont mentionnées.

Dans la nature des travaux, nous reformulons une synthèse de votre cahier des charges en précisant les attentes, les intentions et les hypothèses d’évolution souhaitées. Le montant budgétaire alloué au projet est analysé et vérifié pour permettre de lister les possibilités travaux. Ce chapitre permet d’analyser l’adéquation budget travaux avec le cahier des charges évoqué.

Dans le chapitre faisabilité et propositions, nous apportons notre vision professionnelle qui va, tout en conservant votre cahier des charges initial, décrire les différentes possibilités envisageables dans le cadre du bâtiment visité et ainsi créer une première approche qui peut dans certains cas déterminer une orientation différente ou qui permet de porter une réflexion approfondie sur la problématique ou sur le cahier des charges initialement transmis. Ce chapitre porte également sur les points positifs et négatifs du bâtiment existant ou du terrain afin de mettre en évidence les points à ne pas négliger dans le cadre d’une rénovation ou d’une construction et aussi de développer la manière de détourner ou d’intégrer une contrainte qui peut dans certains cas devenir un élément de concept intéressant.

Suite aux chapitres précédents, nous développons un tableau estimatif des coûts envisagés par lots ou par corps d’état afin de créer un graphique représentatif des lots importants. Ces derniers sont listés en fonction des besoins ressentis dans le cadre du projet et varient selon la nature du projet envisagé et/ou selon le mode constructif retenu. Selon le projet, le taux de TVA qui s’y rattache est défini. Celui-ci peut également se composer de plusieurs taux si on se situe dans un cadre de rénovation, ou d’extension et également selon la surface à considérer. Dans le cadre d’une construction neuve, ce taux de TVA sera unique et sera de 20 %, alors qu’en rénovation ou extension les taux couramment utilisés sont : 5,5 %, 10 % et/ou 20 %.

Dans le chapitre suivant qui traite de la mission de l’architecte, un tableau présente les honoraires par phases en liaison avec les travaux décrits précédemment et avec l’estimation par lots. Le tableau se décompose en deux grandes parties: la partie étude et la partie maîtrise d’oeuvre. Chacune de ces deux grandes parties est découpée en phases propres à chacune et permet ainsi d’avoir une lecture globale de la mission de l’architecte dans le cadre du projet évoqué. Ce tableau comporte également les missions complémentaires qui peuvent être nécessaires selon la nature du projet. Pour exemple, une mission complémentaire appelée R.E.L. (Relevé d’Etat des Lieux) est systématiquement nécessaire et stipulée sur le tableau des honoraires.

La partie Etude de la mission d’architecte comporte la phase importante du dépôt des autorisations administratives (D.A.A.) qui consiste à établir un dossier de Permis de Construire, une Déclaration Préalable ou encore un Permis d’Aménager, ou/et un Permis de Démolir.

Dans le chapitre planning envisagé étude et travaux, est présenté le planning global à partir de la signature du contrat d’architecte, autrement dit le temps nécessaire pour les différentes phases d’étude, du dépôt d’autorisations administratives, des préparations d’appel d’offres, de la signature des marchés avec les entreprises retenues et le suivi des travaux jusqu’à la réception et enfin la remise des documents finaux que sont les DGD (Décompte Général Définitif) et le dossier des copies d’assurance des différents intervenants du chantier.

Et pour terminer ce rapport, le dernier chapitre présente les documents annexes nécessaires à la rédaction du rapport: plan cadastral, règlement local de la zone concernée, photos, pièces particulières qui précise un détail ou une contrainte significative.

Les atouts de cette prestation

La visite consultative permet d’avoir en quelques pages (de 10 à 15 pages ) une vision globale du projet dans son ensemble et une approche budgétaire estimée par lots avec une estimation du planning depuis la signature de contrat d’architecte jusqu’à la réception des travaux et l’intégration des lieux.

Ce document comporte deux autres possibilités non négligeables, il peut avoir une fonction de prévisionnel dont les organismes financiers sont friands et il intègre également la fonction de lettre de commande descriptive dès lors que celui-ci est, après coup, rattaché au contrat de l’architecte.

Lorsque cette prestation de visite consultative introduit la signature de contrat avec l’architecte, celle-ci devient alors une prestation de base déductible des honoraires et dont le contenu devient le fil rouge du projet et permet de s’y référer de manière récurrente.

La visite consultative dispose d’une validité qui n’excède pas six mois, en raison des coûts variables de la construction et du bien immobilier qui peut subir une dégradation dans le temps.

Cette prestation ne comporte aucun dessin ni esquisse en raison de son faible coût initial et afin d’être une prestation plus engageante lorsque le projet n’est qu’en phase de recherche ou fait l’objet d’interrogations dans le cadre d’une acquisition éventuelle. L’étude de faisabilité, qui elle se dote d’esquisses, est une prestation plus onéreuse et plus adaptée lorsque le bien relève d’un bien immobilier familial ou encore si le projet comporte des contraintes significatives qui peuvent entrainer des variations budgétaires importantes et dont le concept du projet va déterminer l’orientation principale.

Lors de la visite sur le site, nous exprimons nos premières perceptions ainsi que les conseils professionnels qui se détachent de manière évidente sur le projet concerné, pour faire ensuite l’objet d’un rédactionnel plus précis dans le cadre du rapport, qui est remis et envoyé dans un délai de huit jours, accompagné des documents informatifs pour la mise en route d’une mission d’architecte et de déterminer sa finalité: mission partielle ou mission complète.

Cette prestation est une mission basique que nous avons développée depuis quelques années et qui répond en tous points aux attentes des maîtres d’ouvrage qui nous expriment le besoin d’avoir une vision d’ensemble sur le projet qu’ils envisagent sur trois axes principaux : l’observation et le regard professionnel sur le bien immobilier en l’état, l’estimation des coûts liés aux travaux (artisans + architecte + missions complémentaires) et pour finir la durée globale à envisager pour le projet dans son ensemble.

La visite consultative est donc un document de synthèse qui résume parfaitement en quelques pages et pour un coût modique l’ADN du projet.

L’esquisse ou le croquis

LE CROQUIS - AR 2017
couverture livre « LE CROQUIS…un langage dont chacun peut s’emparer  » de alain rouschmeyer

Sans intention de dresser une liste exhaustive des différents outils de reproduction architecturale, il me semble important de souligner qu’il y a environ cinquante années à peine celle-ci était encore basée sur une proportion de 95 % de production à la main. La mine de plomb du critérium gris aluminium, l’encre de chine qui s’écoulait entre les deux lames du tire-ligne, puis plus tard du graphes et encore plus récemment le rötring, ce « stylo » calibré qui permettait, selon des règles bien normées, d’attacher une codification quasi universelle à la représentation d’un plan d’architecte, ont tous disparu au gré de l’inflation du mètre carré, emmenant dans ce tourbillon planche à dessin et autres chariots à roulettes, pour permettre aujourd’hui de réduire la taille d’un calque de 1,20 m par 0,80 m à un écran de 2560 x 1440 pixels.

« La première chose que j’ai faite au monde, c’est dessiner, comme tous les gosses d’ailleurs, mais beaucoup ne continuent pas. »

Cette phrase de Pablo Picasso résonne en moi avec une dimension qui va au-delà de sa simple expression: elle induit le fait que chaque enfant a dessiné dans sa vie et que l’on peut donc imaginer que certains réflexes subsistent.

Je dirais que je fais partie des gosses qui ont continué de dessiner…

Lorsque j’évoque l’architecture avec cette dimension interrogative du pourquoi de ma fascination des formes, des espaces, des organisations de liaisons, je ne peux m’empêcher de penser au regard que j’ai pu porter dans mes premières années, juché sur les épaules de mon père, découvrant au milieu d’une foule très dense et alignée, ma première messe de minuit. Je découvrais une multitudes de sensations qui habitaient ce lieu vaste et organisé, les regards dirigés sur le choeur de l’église où le spectacle rituel de l’évêque avec ses servants fascinait l’ensemble des gens autour de nous. Je regardais pour la première fois tous ces gens parfaitement alignés qui observaient avec une profonde sérénité les allées et venues d’un groupe de personnes sur un espace défini et dont la chorégraphie semblait parfaitement orchestrée.

L’ampleur des lieux, rythmée de piliers, l’odeur singulière de l’encens, les positions figées et contemplatives de l’ensemble des fidèles, le déplacement onctueux des prêtres, m’ont interpellé sur la logique d’implantation des éléments. L’injustice visuelle résultant des piliers, l’organisation hiérarchisée des espaces m’ont donné l’envie d’imaginer une église ronde avec un choeur central, une vision égale pour tous. De retour dans ma chambre, je prenais rapidement une feuille de papier pour traduire au mieux de mes possibilités enfantines l’expression d’une église « aboutie ».

Cette expression graphique fut également un moment fort de ma construction de complicité avec mon père, architecte. Des années plus tard, une église ronde fut imaginée et réalisée par Mario BOTTA.

Le croquis occupe tout au long d’une mission d’architecte une place prépondérante et devient très souvent sur le terrain l’expression d’une concrétisation d’une idée clé ou bien la manière de rebondir sur un propos vocal, ou encore d’appuyer une explication technique. Le croquis reste omniprésent dans les différentes phases d’une mission complète d’architecte. Il prend racine dans le processus de recherche créative, dans l’élaboration du concept de base au travers d’une réflexion libérée entre la main et la pensée. Le croquis, réalisé à main levée, est une manière pour l’architecte de traduire sa vision première et de matérialiser sa pensée.

Le dessin descriptif va permettre à l’architecte de « rendre visible » l’objet qu’il crée. Il va par ce biais chercher à communiquer ses idées et leurs concepts aux autres acteurs du projet, mais tout particulièrement à son client.

Le croquis reste prépondérant dans la démarche de l’architecte et permet à chaque instant de définir, de renforcer, d’argumenter, de collaborer, et d’engendrer la motivation du projet. A l’heure du BIM, ou du moins à l’aube de cette nouvelle approche collaborative, il est tout à fait envisageable que le BIM manager aura besoin de cette palette d’outils pour exercer un ajustement ou une correction face à des incompréhensions du concept original ou à des lacunes professionnelles.

Le croquis face à l’émergence des nouvelles technologies numériques sait garder une place primordiale et une adaptabilité réjouissante. Présent sur tous les supports numériques, le croquis conserve son intégrité face à l’ensemble des évolutions pour permettre de garder cet attrait qui le qualifie si bien, à savoir la liberté. Devant les nécessités de dématérialisation, de reproduction et de communication, il a su avec des possibilités extrêmement qualitatives se créer un chemin où il est reconnu comme primordial. Toutes les applications liées de près ou de loin au bâtiment permettent d’insérer aujourd’hui un croquis issu lui-même de l’outil support de l’application. Même les applications liées aux réceptions de travaux avec émission de réserves permettent cette intégration et sont souvent elles-mêmes génératrices de croquis possibles.

Le croquis, selon le destinataire envisagé, saura également adapter une « focale » et une « profondeur de champ » qui traduiront les éléments forts du message à privilégier. Cette interprétation sera donc directement liée à la manière de le mettre en page ou encore d’appuyer les éléments caractéristiques sans pour autant avoir le besoin de faire appel à des nécessités techniques particulières.

Le croquis est l’expression spontanée et directement impliquée d’une idée clé ou d’un schéma organisationnel.

Les supports du croquis sont variés, sans limites et sans contraintes matérielles précises. De la feuille blanche au dessous de verre d’un café en passant par le mur à peine blanchi d’un chantier, tous les supports peuvent être prétexte au croquis. Il émane d’un propos, d’un débat, d’une explication et reste le jeu subtil d’une communication bien souvent interactive.

LE CROQUIS - AR 2018-extrait
Croquis d’Alvaro Siza – Leiça da Palmeira, Portugal

extrait du livre « LE CROQUIS,…un langage dont chacun peut s’emparer… » – 88 pages illustrées de croquis

en vente sur Amazon – version Kindleversion Broché

 

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L’impression 3D

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Des colorations d’impression nombreuses

L’impression 3D est devenue depuis peu, un engouement qui mêle à la fois technicité et patience. L’apprentissage de cette nouvelle technologie demande à la fois une certaine connaissance des modeleurs numériques qui sont nombreux si on liste déjà simplement les plus courants dans le domaine de l’architecture et de l’optimisation d’impression pour parfaire le résultat final de ses attentes.

On peut bien évidemment se limiter à imprimer des objets ou des éléments qui sont déjà existants sur le net, certains sites sont déjà en ligne et proposent des bibliothèques assez conséquentes d’objet divers et variés pour se lancer dans l’impression 3D comme une satisfaction d’usage.

Toutefois la satisfaction personnelle est largement plus étoffée lorsqu’on introduit la notion de conception, de mise à l’échelle, d’optimisation du modèle, de gestion des éléments à imprimer et du placement de l’objet à imprimer pour éviter les effets pervers de certaines dépouilles et contre-dépouilles. Il est une nécessité de prendre en compte que les premiers temps sont semés d’erreurs, de recommencements, pour arriver à finaliser l’objet souhaité surtout si celui-ci comporte des imbrications ou des emboîtements qui lui sont propres. Le plateau de prise en charge de l’imprimante est également un point important qui va intervenir sur le résultat final car sous l’effet de la chaleur, de la dimension de la pièce à réaliser, la pièce risque de connaître une légère déformation dans la partie terminale de chaque angle. L’ensemble de ces imperfections, souvent liées à une problématique d’astuces ou d’optimisation de pièces, sont amenées à se résoudre au fil d’une utilisation récurrente.

Il existe un nombre important d’imprimantes 3D, qui offrent chacune des caractéristiques très différentes et se positionnent en termes de prix sur une échelle allant de 149,99 € à plus de 10.000 €. Dans mon cas, j’ai pu travailler avec deux machines très différentes dont j’ai fait l’acquisition sur machine 3D. L’une est de marque Makerbot avec une utilisation de filament en PLA et l’autre est une Upbox avec utilisation de filament en ABS. Les deux disposent d’une surface imprimable d’environ 15 x 20 ht 15 cm. La vitesse d’impression peut varier selon la densité matière déterminée dans les épaisseurs et de la finesse souhaitée en finalité. Il faut savoir qu’une plaque d’environ 1 cm d’épaisseur se gère avec une trame hexagonale type nid d’abeille pour créer le renforcement matière de cette plaque. Au gré de la densité de cette trame, qui se paramètre au travers du logiciel d’impression, la durée globale va en être modifiée. Pour la réalisation de l’image ci-dessous il aura fallu plus de six bonnes heures pour finaliser l’ensemble.

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une précision relative mais largement suffisante

La conception d’un objet peut se réaliser sur l’ordinateur à partir d’un logiciel 3D courant  (Sketchup) ou spécifique (Archicad, Allplan, Cadworks…). Il est nécessaire de traduire ou plutôt d’exporter son fichier en .stl (stéréolithographie) pour pouvoir l’importer dans le logiciel pilote livré avec l’imprimante pour parfaire les réglages d’impression, le positionnement, l’optimisation des pièces sur le plateau et enregistrer le fichier final en .x3G. L’impression se fait ensuite en direct si l’imprimante est connectée en mode USB ou par carte SD si celle-ci est éloignée.

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Maquette d’un projet d’ehpad de 1,70 m x 0,90 m entièrement en impression 3d (photo prise en cours de réalisation)

 

Ci-dessus la maquette de l’Ehpad finalisée qui a été intégralement produite sur une imprimante Makerbot en PLA à l’exception de la végétation. Cette maquette est composée de plusieurs fragments 15 x 20 cm avec une hauteur de 1 à 4 cm pour définir le relief du terrain. Les bâtiments de la maquette ont fait d’une impression directe en filament PLA de couleur.

Ci-dessous, l’imprimante Makerbot en action pour l’impression d’un petit bâtiment, d’un d’un fauteuil Eames et d’un éléphant rose…

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les sites « demande de devis » ou l’art du pêle-mêle organisé

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Il n’y a pas si longtemps, il n’existait qu’un seul moyen de rechercher un professionnel, c’était les pages jaunes du bottin. Depuis les pages jaunes ont évolué, le bottin a quasiment disparu du meuble qui allait bien pour trouver refuge sur internet et autres smartphones. L’évolution des pages jaunes est pourtant très honorable tant dans ses supports proposés que dans ses approches techniques.

Cependant depuis quelque temps déjà une énorme vague de « deviseurs » en tout genre débarque dans l’univers professionnel avec l’idée initiale fort séduisante de mettre en contact des gens en recherche d’un devis gratuit pour une prestation professionnelle. Libre aux inscrits professionnels, moyennant un abonnement ou un coût à la demande, de répondre à ladite recherche. Le principe de base serait plutôt enchanteur, si on ne s’apercevait pas, très rapidement, que ce mécanisme, car on peut l’appeler ainsi, n’était pas tout simplement une énorme pompe à business, qui au travers de serveurs numériques très travailleurs, va vous faire découvrir soi-disant cinq prestataires heureux de pouvoir satisfaire vos attentes et vous proposer cinq devis plus alléchants les uns que les autres.

Or on s’aperçoit très vite que ce petit manège nivelle énormément d’informations qui ne deviennent plus crédibles dès lors qu’on fouille sur les compétences de certaines fiches proposées et que l’abonnement au service dispose d’une hiérarchisation commerciale sans aucun rapport avec les compétences recherchées. On s’aperçoit également très vite que le fonctionnement de départ était à l’initiative de jeunes startups géniales, mais que le principe a très vite été repris par de grands groupes de distribution du bricolage.

Pour que ce principe ou idée initiale fonctionne de manière honorable, côté demandeur, il aurait fallu se porter vigilant sur la crédibilité des demandes et côté entreprise, il aurait fallu renseigner au mieux avec justificatifs à l’appui sur les compétences du professionnel.

Ce qui est à déplorer aujourd’hui c’est que ce service, qui aurait pu aboutir qualitativement, prend l’eau car il y a une forme de désenchantement qui s’opère de part et d’autre des acteurs concernés par ce type de prestations. Son avenir sera sans doute dans une plus grande rigueur des sélections à la fois côté demande et côté pros et avec une réflexion commerciale plus adroitement articulée.

Là ou on peut également s’interroger, c’est que lorsqu’en tant que pro vous voyez une fiche qui vous est proposée et que le demandeur initial est à 120 km, en recherche d’un prestataire pour une réalisation si infime que si le pro répond, la facture sera au triple d’un prestataire tiré des pages jaunes et qui exerce dans le village voisin, je ne saisis pas l’intérêt de consulter et de rechercher des devis gratuits. Car soit cela implique qu’il y a recherche d’un pro naïf, soit que le pro qui répond favorablement est exempté de charges et travaille à perte.

Pour ma part, au travers de mon exercice professionnel j’ai pu m’initier au deux positions, et au travers de plusieurs société différentes de prestations de ce type, et avec le recul nécessaire je peux très franchement conclure que c’est une énergie dévorante que de procéder par ce mode opératoire dont le taux d’aboutissement réellement partageable avec un intérêt commun est de 1 sur 70.

Les autorisations administratives

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Les autorisations administratives dans le contexte de l’urbanisme sont des passages obligés, dès lors que le projet comporte une incidence sur l’environnement et que celui-ci est visible publiquement.

Selon la nature du projet la demande sera différente et comportera un délai d’instruction différent. Actuellement, on peut dire de manière générale que les durées d’instruction se partagent en deux groupes distincts : les autorisations qui affectent un bâtiment situé proche d’un bâtiment classé par les bâtiments de France et celles qui concernent un projet situé en dehors de ces périmètres. Rappelons que le périmètre engendré par un bâtiment classé est de 500 m autour de celui-ci (loi du 25 février 1943).

Au gré de notre ancienneté, il est n’est pas surprenant de constater, sur une cartographie, que les zones protégées suivent allègrement notre évolution démographique. On peut égalent dire que ce qui se construit aujourd’hui est le patrimoine de demain.

Il faut donc être vigilant dès le départ d’un projet pour savoir si ce dernier va se situer dans le périmètre d’un bâtiment classé. En effet, selon la nature de l’autorisation administrative à obtenir, la durée d’instruction sera variable. Ainsi, une déclaration préalable, qui s’instruit sur une durée d’un mois, passe à deux mois en zone protégée. Une demande de permis de construire qui s’instruit habituellement sur une durée de deux mois passe à six mois pour une zone classée. Il est donc nécessaire de s’en informer préalablement si le projet concerne la construction d’une maison et si l’emménagement est déjà programmé. Les classifications au titre de patrimoine protégé sont extrêmement variables et peuvent concerner différents types de bâtis (église, château, chapelle, pont, crucifix, calvaire, maison ancienne, prison…).

Les autorisations administratives sont directement attachées à des caractéristiques réglementaires locales (POS, PLU, PLUI ) qui sont très souvent consultables sur les sites internet de chaque mairie concernée par le projet. Les autorisations administratives les plus couramment utilisées sont les D.P. (Déclaration Préalable) qui concernent les modifications mineures (création d’ouvertures, changement de matériaux, extension inférieure à 40 m²) sur un bâtiment existant, les P.C. (Permis de Construire) qui concernent tous les travaux qui affectent une surface supérieure à 40 m² ou relèvent d’un changement d’affectation (exemple: un bâtiment agricole qui devient une habitation) et enfin le Permis de Démolir qui lui peut être intégré dans une demande de type DP ou PC. Il existe également les P.A. (Permis d’Aménager) qui sont des autorisations administratives liées à une demande spécifique d’usage sur une ou plusieurs parcelles.

Depuis la loi du 6 janvier 2016, la validité d’une autorisation administrative accordée passe de deux à trois ans, de plus, ce délai pourra être prorogé d’un an, non plus une seule fois mais deux fois. Enfin, le délai de validité de l’ensemble des permis et des décisions de non-opposition à déclaration préalable portant sur des ouvrages de production d’énergie renouvelable pourra être prorogé plusieurs fois pour une année, jusqu’à l’achèvement d’un délai de dix ans à compter de la délivrance de l’autorisation d’urbanisme. Ces dernières dispositions étaient jusqu’alors réservées aux seuls projets éoliens.

Aujourd’hui, un bon nombre de communes utilisent les services et les compétences des CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) locaux, qui au travers d’un architecte conseil consultable en mairie peut apporter les premiers conseils dans le cadre du projet. Toutefois il est à préciser qu’un architecte conseil d’une commune ne peut en aucun cas devenir l’architecte du projet.

Il est également une information importante à connaitre lors de l’acquisition d’un terrain dans le cadre d’un projet de construction ou dans le cadre d’un projet de rénovation, c’est de savoir si la zone du projet est située en zone PPR (Plan de Prévention des Risques). En effet, si le terrain est situé en bordure d’une rivière ou ruisseau, d’une montagne ou colline un peu escarpée, il y a une forte chance qu’un PPR soit existant et fasse état de mentionner les risques encourus (avalanche, coulée de boue, inondation, chute de rochers…). Ces documents comportent un plan de zoning avec trois zones couleurs: rouge pour les zones hautement dangereuses, bleu pour les zones à risques et blanc pour les zones dépourvues de risques.

En ce qui concerne un Permis de Construire, le seuil limite du recours à un architecte a été abaissé à 150 m². Dans le cadre d’une rénovation, cette surface concerne l’ensemble du bâtiment concerné. Si un bâtiment existant dispose initialement d’une surface de 140 m² et que votre projet consiste en une extension de 50 m², la surface globale du projet sera de 190 m², il sera donc nécessaire de recourir aux compétences d’un architecte.

Lors du dépôt d’un permis de construire, dans le cadre de la réglementation thermique en vigueur, le PC devra être accompagné du formulaire d’attestation de la prise en compte de la réglementation thermique.

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L’insertion paysagère

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couverture du livre broché « PAYSAGES EMBOITES » – 2017 – 145 pages

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Intégration, insertion, deux mots très fréquemment utilisés et dotés d’une dimension humaine, culturelle, politique et sociale dont on a bien souvent du mal à percevoir les nuances. Ainsi, parle-t-on plus d’insertion ou d’intégration ? L’insertion, dans son contexte « immigration », comprend une connotation plus avantageuse que le terme intégration, lequel induit une perte de l’identité originaire. Dans l’aspect architectural il en est un peu différemment, les deux termes se complètent et comme dirait l’architecte Philippe Madec dans le cadre du «colloque Architectures. Contexte et identités. Les défis du siècle nouveau à Brest» 2003: « Dans notre domaine, on s’en tient à l’hypothèse qu’une insertion réussie produit une architecture intégrée. » Ceci étant, l’insertion d’un bâtiment dans un site ne diffère pas vraiment de l’arrivée d’un être nouveau dans une communauté. Le rejet est bien souvent aussi présent en architecture que face à l’arrivée d’une personne dans un groupe ou une communauté. Ces rejets s’appuient dans l’un et l’autre cas sur des critères d’apparences.

L’architecture contemporaine est atteinte de ce syndrome de rejet. Le déploiement de l’idée de protection, qui ne cesse de prendre une certaine ampleur selon les régions, accroît ce phénomène de rejet et renforce l’usage d’une réglementation protectionniste qui ne cesse de s’étendre. La politique patrimoniale, très structurée en France, gagne régulièrement en territoire pour aller de la protection d’une bâtisse à la protection de sites et de paysages. L’insertion du volet paysager dans le dossier du permis de construire constitue à lui seul l’entrée en matière de ce vaste débat de l’insertion et tente de faire apparaître cette absolue nécessité d’imposer à chaque acteur de la construction les bienfaits d’une volonté d’insertion. Cette volonté d’insertion se manifeste essentiellement par l’envie de ne pas nuire à l’existant, d’éviter à tout prix de porter atteinte au support paysager qui l’accueille. Cependant, à une époque où les modes de vie, la mondialisation, les moyens de communication sont devenus des paramètres quotidiens, comment doit-on percevoir les règles de l’insertion architecturale ? L’insertion doit-elle être une hygiène sociale ou peut-elle devenir une forme d’expression contrôlée mais libérée ? Le paysage urbain est-il plus permissif que le paysage rural ? Le marché public est-il mieux formé à l’écriture architecturale que le marché privé ? «Un projet d’insertion propose la mise en présence d’un état ancien et d’un état à venir, c’est d’abord un projet de continuité, de relation, de développement historique et spatial » comme le dit Philippe Madec.

Dans la notion d’insertion, l’apparence doit contenir les styles, ceux qui renvoient indéniablement vers les marques de la panoplie : la protections des styles. L’insertion, si à l’aise avec l’acte de protection patrimoniale, rejette-t-elle l’apparence contemporaine ? L’architecture contemporaine fait peur parce qu’elle dévoile des aspects inconnus, que son apparence souvent liée à une créativité narcissique, se positionne de manière provocante dans un contexte historique.

Là ou la créativité devrait être l’expression réelle de la liberté, l’insertion demande à paramétrer et contraindre les phantasmes et les envies les plus personnelles. Toute société a ses règles qui permettent une vie communautaire et de ce fait l’insertion présente les siennes comme l’expression d’un « mimétisme respectueux ». Entre créativité débordante et insertion programmée, l’expression architecturale se doit d’avoir du sens. Le mécanisme harmonique doit pouvoir se mettre en place de façon naturelle et faire opérer une soutenance à l’architecture contemporaine. L’insertion face à une réglementation omniprésente et à une similitude si renforcée régionalement se doit, au prix d’un effort créatif et réfléchi, de proposer des alternatives renouvelées.

En s’appuyant sur une phrase d’André Gide « l’art naît de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté », l’insertion architecturale doit aujourd’hui présenter une adaptation de la contrainte à un environnement qui est en mouvance permanente de par les facteurs climatiques et de mondialisation. Le paysage varie selon son contexte. Ainsi, le paysage urbain diffère du paysage rural, le paysage désertique du paysage luxuriant. On pourrait penser que chaque paysage maîtrise son mode d’intégration, mais ce serait terriblement réducteur d’imaginer que l’on puisse amorcer un travail d’intégration en classifiant le paysage. Dans son livre, Paul Fay1 présente les différentes manières de lire un paysage et d’en traduire les lignes fortes ou faibles et de créer ainsi une méthodologie et une stratégie d’observation. Cette dernière doit permettre de mesurer au travers de la structure, de la dynamique, des groupements ou des points d’appel les éléments constitutifs d’un paysage.

La sitologie indique que les paysages français peuvent être classés en types physico-géographiques qui définissent le caractère d’une région. La lecture de cet ouvrage fait apparaître une analyse très normée du paysage avec des aspects affirmés. Les bases de cette analyse, permettant de créer une méthodologie d’observation, semblent affirmées et mettre en avant les nécessités d’intégration avec une lecture et une vision de type « mode d’emploi » qui laisse assez peu de liberté à une interprétation plus personnelle ou plus adaptée. Le positionnement, les modes de groupements, les points d’appel sont certes des éléments importants à la traduction d’un site au travers d’une architecture à structure forte dans un paysage à structure faible, mais peuvent-elles définir de manière affirmée que telle ou telle construction romprait l’équilibre ? Cette vision un peu académique semble conforter les visions réglementaires ou protectionnistes .

 

extrait du livre « PAYSAGES EMBOITES » – 2017 –  

Amazon version brochéversion Kindle

La première maison

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Celle que l’on a eu… Celle qu’on aurait aimé avoir… Celle de notre enfance, la cabane, le refuge, l’espace restreint ou l’on peut se cacher, mais aussi cacher ses trésors, ses découvertes.

Cette espace de repli qui permet de voir et de ne pas être vu… du moins on le croit. On peut observer tant de choses depuis ce nid, on peut jouer à ces jeux qui consistent à s’identifier à des héros ou tout simplement à papa ou à maman.

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Ce modèle nommé INES est une cabane en bois de faible encombrement, de 1 m² avec une hauteur hors tout de 1m40 à 1m60. Elle se positionne sur quatre pieds qui font office de pilotis et permettent ainsi à un enfant de s’assoir sur le plancher de la cabane.

Les pieds font partie intégrante de la structure de la cabane et peuvent s’ancrer au sol pour un meilleur accroche et permettre ainsi de se positionner sur un terrain en pente douce.

Rénover ou construire ?

 

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construire – un exemple de maison individuelle – PopUp House

Je pourrais également dire acheter ou bâtir ? Dans le cadre d’un projet immobilier, la question est très souvent… un dilemme qui peut renvoyer à de nombreux questionnements et faire le sujet d’un long débat entre les personnes concernées. Il nous arrive à tous un jour d’avoir le projet de faire sa première acquisition immobilière. C’est le début d’un parcours à la fois exaltant, truffé de choix, de questionnements, de remise en question et qui comporte une certaine complexité pour mettre chaque étape dans le bon ordre.

Les intervenants auxquels il sera nécessaire de faire appel sont tous bien connus mais très souvent on ignore dans quel ordre il est nécessaire de les solliciter et quels sont les limites de chacun ainsi que les délais nécessaires pour chacun d’eux. A l’ensemble de ces questions, s’ajoute une dimension règlementaire non négligeable qui est celle des assurances, avant, pendant et après… Qu’en est-il de la fameuse dommage ouvrage, qui prend actuellement une part importante dans le cadre d’un projet et qui jusqu’à ce jour était obligatoire , mais dont personne ne relayait l’importance à l’exception des architectes qui devaient impérativement communiquer sur ce sujet dans les premières heures d’une négociation de mission.

Les nécessités techniques et les orientations réglementaires thermiques sont à ce jour des paramètres dont il faut nécessairement bien prendre en compte les caractéristiques pour réussir à concilier avec cohérence ses souhaits, ses besoins et ses possibilités.

Maison à rénover
rénover – un exemple d’un ancien corps de ferme à rénover

Si entre le projet de construire et le projet d’acquérir une ancienne bâtisse à rénover, de nombreux éléments restent similaires, ceux-ci ne se font pas forcement dans le même ordre, et les intervenants concernés ne sont pas toujours les mêmes.

Le choix initial

A mon sens ce choix relève essentiellement de trois facteurs : la zone géographique souhaitée pour mener à bien son projet, son intérêt pour l’ancien ou le neuf et les commodités offertes par la zone sélectionnées.

Je n’évoquerais pas ici, ce que j’appellerais une situation intermédiaire qui consiste à acquérir un bien relativement récent et qui va permettre de l’occuper dans un délai quasi immédiat.

Les inconditionnels de l’ancien, de la vieille pierre, s’orienteront de manière naturelle vers l’acquisition d’une bâtisse ancienne qui nécessitera, selon sont état, une rénovation indispensable pour correspondre aux modes de vie actuelle et pour parfaire à certaines nécessités techniques. Ces bâtiments anciens peuvent être très différents; grange, ancien corps de ferme, bergerie, bâtiment industriel, ancienne station service, vieux cinéma, etc… Il y a dans ce type de projet de rénovation de nombreuses orientations possibles, qui prennent en compte des objectifs finaux très variés. L’ancien peut être étudié avec une approche contemporaine, comme il est possible de traduire une orientation plus classique, voir même une approche décadente au travers d’un style minimisé qui supprime tout artifice de finition, (ce sujet sera traité dans un post ultérieur) et permettre ainsi de limiter très sensiblement le budget de l’opération.

Bien évidemment l’intitulé de ce post, est d’évoquer plus le choix entre un bâtiment très ancien à rénover et une construction neuve de manière à parler d’un sujet qui d’emblée va nécessité un certain temps de travaux. La rénovation selon la nature du bâtiment acquis pourra dans une certaine limite, disposé des avantages d’une TVA réduite à 10 %, mais bien évidemment que sous certaines conditions (point qu’on évoquera plus loin dans ce post).

Le choix de la construction neuve va permettre de définir des choix plus actuels en termes d’orientation technique, de possibilités d’aménagement, de possibilités constructives et permettre ainsi de s’approprier son projet avec une dimension différente, de créer une liaison plus personnalisée avec son mode de vie et ses attentes. Ce choix va permettre également de se libérer d’une dimension de maintenance qui ne va s’amorcer que vers une quinzaine d’années.

Les techniques actuelles sont nombreuses et chaque jour apporte son lot de nouveautés en matière constructive. La tendance actuelle s’oriente bien évidemment vers l’ossature bois qui toutefois regroupe différentes techniques (le poteau poutre, le madrier, le lamellé collé,…), la brique, le béton cellulaire font partie des procédés classiques et s’opposent également à l’ossature métallique ou encore plus récemment au système de maison en kit et bio-climatique.

Le budget

En terme de budget, à surface égale, la construction neuve sera plus pertinente et va permettre de s’orienter vers une une vie quotidienne plus paisible. Le coût global sera maitrisé dès l’amorce du projet avec une approche maintenance qui pourra également être induite sur une durée de vingt ans à minima. Le débat est plus hasardeux sur la rénovation, car les paramètres d’incertitudes sont nombreux et étroitement liés à l’étendue des travaux envisagés. La maintenance fait également partie intégrante de cette option hormis si le bâtiment considéré est totalement mis à nu, ce qui permet alors de considérer les travaux comme une réfection complète. Cependant la structure des fondations ainsi que les murs extérieurs devront faire l’objet d’une analyse professionnelle.

Quelque soit les travaux, la TVA sur l’ensemble comporte une part non négligeable du budget d’autant que dans une option ou l’autre, celle-ci ne sera pas récupérable hormis dans un cadre professionnel bien définit. La construction sera d’emblée sur une TVA à 20 %, la rénovation sera quant à elle établit sur une TVA réduite à 10 % si toutefois le bâtiment était, durant les deux dernière années, considéré comme habitable. Si celui-ci nécessite un changement d’affectation car il était en mode agricole ou professionnel, dans ce cas la TVA est identique au neuf avec un taux de 20%.

En conclusion

La rénovation permet d’envisager un projet qui dispose d’un attrait lié à l’ancien, au charme des vieilles pierres, au caractère séduisant de l’imparfait. Cette option nécessite toutefois d’être extrêmement prudent sur l’état du bien lors de l’acquisition, afin de pouvoir déterminer avec une vision professionnelle l’étendue des éléments à prendre en compte et d’assurer une faisabilité du projet en réponse à ses attentes. Certains architectes proposent ce type de prestations avant l’acquisition d’un bien de ce type afin de pouvoir générer une approche estimée du coût des travaux. Au sein de notre agence, nous avons coutume de proposer ce que nous avons nommé une « visite consultative » et qui en quelques pages décrit la nature du bien immobilier avec les possibilités de travaux et une estimation globale de la rénovation lot par lot.

L’option de la construction neuve, comporte une approche plus précise, avec la possibilité de définir l’intégralité du projet (le système constructif, les matériaux, les emboitements, les divers chois techniques,…). Cependant, cette option relève de l’option d’un permis de construire qui va prendre appui sur une règlementation locale qui peut être plus ou moins contraignante selon la zone géographique. De ce fait dans l’aspect choix, il est important de mesurer, de vérifier, d’analyser, la situation local du projet pour permettre en tout état de cause, de se donner les arguments d’un choix qui se doit d’avoir du sens selon le lieu envisagé.

Le conseil d’un architecte, avant l’acquisition, peut vous permettre ainsi de bien mesurer les points positifs et négatifs d’une solution face à une autre.